Avec Abbeville, Amiens et Beauvais, Compiègne est la quatrième cité picarde à avoir beaucoup perdu de tissu urbain ancien du fait des deux guerres.  Le vieux pont au 17e siècle | Place forte immédiatement au nord de Paris, foyer religieux, séjour favori des rois, telle est Compiègne, au bord de l'Oise, au cœur de l'une des plus belles forêts d'Europe. Les guerres marquent de leur empreinte douloureuse la ville et sa population. Ici Jeanne d'Arc, venue repousser les Anglo-Bourguignons assiégeant la cité fidèle à Charles VII, fut capturée devant ses murailles le 23 mai 1430 par Jean de Luxembourg avant de connaître un douloureux périple de prisonnière jusque Rouen. (gravure 1)
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|   | la porte du vieux pont |
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|  Le cloître a survécu... | L'église devient fabrique de salpêtre en 1794, magasin à fourrage en 1804. Elle perd les flèches de ses deux clochers. En 1806, Saint-Corneille est démolie afin de percer la rue du même nom. Après une interruption, la démolition s'achèvera en 1824, |
|  à la Révolution... |  |
|  et aux deux guerres |  |
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Le terme de cassine désigne, en picard, une maison d'aspect plutôt rustique. La Vieille Cassine remonte au XVe siècle, mais comporte une aile du XVIIe siècle. Ce fut assez longtemps la demeure des Maîtres du Pont qui dirigeaient une dizaine de pilotes, ou Compagnons de l'Arche, habiles à faire passer les bateaux sous l'ancien pont, dit de Saint-Louis, dont les multiples arches créaient des remous dangereux. |
| |   | Une maison du 15e siècle qui a survécu à tout |
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| |   | La rue Solférino en 1918 |
|   | La rue Solférino en 1940 |
|   | Années 1950 |
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Durant la Grande Guerre, Compiègne, à l'arrière immédiat du front, devient le grand hôpital des troupes alliées et accueille le Grand Quartier général d'avril 1917 à mars 1918. Le 11 novembre 1918, l'Armistice est signée en forêt sur le territoire de Compiègne. La Seconde Guerre mondiale apporte son lot de destructions : en mai 1940, Compiègne brûle alors que par revanche un nouvel armistice est signé au même lieu. |
|   | 20 mai 1940 : la journée noire |
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  | 1940 |
|   | Tandis qu'Hitler jubile... |
|   | à Rethondes nous capitulons. |
|   | Vers la place du Marché |
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  | Une maison disparue peinte en 1836 |
|   | non située |
|   | Place St Antoine |
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|   | L'ancien Hôtel-Dieu... |
|   | et la tour Jeanne d'Arc... |
| |   | seuls rescapés de la rue en 1940 |
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| | |   | 1918 : résultat de l'offensive allemande |
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  | La boulangerie vue de la place du Marché |
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|   | Le rez de chaussée en partie conservé |
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  | Les dégâts de 1918 |
|   | Des immeubles séculaires |
|   | se sont écroulés |
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| La destruction de 1918 laisse la place à un grand immeuble néo-gothique inspiré de l'Hôtel des Trois Piliers de Beauvais.
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