Entrons à Beauvais par l'ouest dans la rue Saint Pierre et visitons sa moitié nord.  En venant de l'ouest | La rue St Pierre, après avoir enjambé le canal du Limaçon, longe un long bâtiment qui fut caserne de gendarmerie, et débouche vite sur la cathédrale et son ancien palais épiscopal. En dernier une aquarelle anglaise vers 1850. |
|   | l'ancien octroi |
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| En face des tours du palais épiscopal, quatre arcades romanes du 12e siècle, (celle de gauche disparaît dans une fenêtre ) avec boudins, animaux et personnages qui s'appuyaient autrefois sur des colonnes . On dit qu'elles furent mutilées dans les années 1840 par le propriétaire même de la maison, irrité de voir sans cesse des visiteurs arrêtés devant sa demeure... |
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|   | le palais au 18e siècle |
|   Le palais des évêques de BeauvaisPalais et cathédrale sont les seuls rescapés de 1940 avec St Etienne. L'évêque Simon fit bâtir les deux tours d'entrée en 1306. Le palais des comtes-évêques fut rebâti en 1500. En 1842, il devint palais de justice. Il est maintenant le musée de l'Oise.
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|   | Près du palais |
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| Le nom de ce magasin "au Gloria Laus" rappelle que jusqu'au 19e siècle une porte de ce nom dite aussi du Châtel barrait la rue à cet endroit. (Dessin suivant) Suivaient la place et l'église St Barthélémy, en partie détruite par la Révolution.
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| |  | A gauche St Barthélémy |
|   | On démolit au 18e siècle |
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  | La place St Barthélémy |
|   | La ville du Moyen-Age |
| | Au 19e siècle, l'église fut transformée en habitation. Sa structure résista à la tourmente de 1940. Elle est aujourd'hui conservée dans ce dernier état.
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  | Une procession pour Jeanne Hachette |
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  | Les commerces |
|   | 47 rue St Pierre |
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|   | dans les années 1950 |
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  | Au café français |
|   | un maréchal-ferrant |
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  | Des commerces au début de la rue |
|   | La rue en 1940 |
|   | avec des "touristes". |
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|   | Une épave sur la nationale 1 |
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|   | Au centre ville |
|   | vers St Etienne |
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| |   | la rue de Paris vers 1930 |
|   | En 1940 - à l'arrière-plan, la cathédrale |
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  | A gauche la poste |
|   | La poste détruite |
|   | La place Ernest Gérard et la rue de la Frette |
|   | rue d'Agincourt |
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  | la rue de la Madeleine |
|   | idem |
|   | rue Nicolas Pastour |
|   | rue Sadi Carnot |
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  | La rue Saint Pantaléon |
|   | Rue St Jean et Cyprien Deserou |
|   | rue Beauregard |
|   | rue des Flageots |
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  | rues du Prévôt et Philippe de Beaumanoir |
|   | rue Quentin Varin |
|   | rue Ricard |
|   | rue St Pierre |
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  | Des allemands s'affairent dans les ruines |
|  Un officier ravi d'apprécier les dégâts |  |
|  parcourt en traction Citroën |  |
|  des rues qui n'ont plus de visage |  |
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  | Le temps est venu des baraquements |
|   | sur la grand place |
|   | et du déblaiement |
|   | ici peu après la guerre |
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| | Cette petite rue contournant la cathédrale tient son nom d'un prêtre original de Beauvais, hardi dans ses positions politiques, décédé curé de la cathédrale en 1854.
Le principal attrait de cette rue était la maison de la Belle Image, en fait une vierge à l'enfant du 16e siècle. Aussi nommée la Maison du Chantre, avec dans la cour ses majestueux escalier et double porche du même siècle. |
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| | |   | La Belle Image, en détail, jusqu'aux ruines |
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  La maison du ChantreLes tympans du porche de cette élégante maison du 16e siècle affectée au chantre, portaient les armes de France et du chapitre de Beauvais.
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| | Vu depuis le majestueux escalier, l'abside de la cathédrale. Et enfin à droite, les ruines de ce chef-d'oeuvre !
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| A deux pas de la rue de l'Abbé Gellée, l'impasse Beauregard s'ouvre par un porche sur la rue St Pierre. En face, la rue Beauregard, au caractère tout aussi moyenâgeux, s'ouvre aussi par un porche mais de forme arrondie. |
|   | la rangée de maisons de gauche a été démolie |
|   | le fond de l'impasse, vers 1930 |
|   | idem (1934) |
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Parallèle à l'impasse Beauregard, la rue Sadi Carnot, dirigée vers le nord, rejoint ici à droite la rue St Pierre et se dirige vers la grand place, en direction de l'hôtel de ville. Le groupe d'immeuble au fond, situé rue St Sauveur, cache la ruelle et la rue de la Taillerie. |
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| | Le chemisier Guérard a pris quelques années tandis qu'il s'embourgeoisait. il a même le téléphone ! Ici à droite, vues de la rue Neuve St Sauveur, en 1 : la rue St Pierre, en 2 : la rue Sadi Carnot, en 3 : la rue du Sachet. Le 19e siècle n'avait pas attendu pour pondre quelques immeubles bien laids (Marminia) |
|   | Le marché place Carnot |
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  | Ex rue Neuve St Sauveur |
|   | elle fut rebaptisée du nom... |
|   | du président assassiné |
|   | la nouvelle rue Sadi Carnot |
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| Dès l'entrée de la rue Sadi Carnot, à droite, deux ruelles multi séculaires : la rue du Cloître St Sauveur et la rue Bucquet. Ambiance garantie !
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Au bout à droite de la rue Sadi Carnot, l'ancienne poste, rue Jean de Lignières et, à deux pas de là, la nouvelle, entre la rue St Laurent, à gauche et Gambetta, à droite. En 1923, l'architecte lui a donné le style des vieilles maisons de la ville. A droite, après la reconstruction. |
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Au nord de la poste, la rue Gambetta se dirige vers les boulevards extérieurs. Elle est parallèle à la rue St Laurent. |
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Quelque part, rue St Laurent, de belles maisons à encorbellement dont on a effacé les colombages sous des enduits. Mais plus loin est la merveille, la maison vedette du Beauvais ancien : l'hostellerie de l'épée royale.
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| | Au premier plan la maison dite de l'évêque Cauchon, celui qui fit condamner Jeanne d'Arc ! Elle est datée de la 2e moitié du 16e siècle. Mais l'évêque était mort plus d'un siècle auparavant...
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Voici ce qu'en dit Camille Mayran dans "Mémoire de Beauvais" (1940) : Cette maison, sise rue St Laurent, était faite de petites briques prises dans un poutrage mais sans émail. Sa beauté tenait au ton chaud et doux de cette brique et au travail du bois, cannelures, ciselures plus délicates encore d'être un peu usées, fendillées, argentées par le temps. Soutenant la forte saillie du premier étage de grosses poutres alignaient sur la rue leurs terminaisons en têtes de lion. Il y avait une voûte d'entrée qui conduisait à une petite cour, pavée de rouge entre les rouges murs, d'où un escalier de bois montait à l'étage. On se trouvait là dans un carré à ciel ouvert, enfermé de parois ouvragées. On goûtait le charme de ce petit espace si bien défini, original et unique, saturé de la mémoire d'une maison, l'intimité de ce rouge où des fenêtres se regardaient. |
| | | La maison au sept griffons - Ici les corbeaux si joliment sculptés sont des griffons. Cet ancien hôtel à l'enseigne de l'Epée Royale fut acquis et restauré en 1902 par le sculpteur beauvaisien Henri Gréber (1855-1941). Il disparut comme les autres en 1940.
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  | Des griffons aussi |
|   | à l'intérieur |
|   et des figurantsUn photographe inspiré est venu ici saisir pour la postérité ces charmants figurants. Apprécions de plus près le travail des montants. Comment de tels trésors ont-ils pu disparaître ?...
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|   | Dans la cour de l'hostellerie |
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 Avant la restauration d'Henri Gréber | Sur une série de photos prises avant 1896, voici la maison avant la restauration de 1902. Le premier griffon à gauche n'a plus de tête. Les fenêtres du bas étaient plus hautes. Les colonnettes au dessus de la porte seront rétablies sur toutes la largeur de la maison. |
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A l'angle de la rue St Laurent (autrefois St Martin) et de la rue Ricard, à côté de l'hostellerie de l'Epée Royale, était la maison "A l'image de Notre-Dame". Ultérieurement nommée "château de Versailles" elle fut détruite en 1866 malgré que des passionnés acceptaient de la payer le double de son prix. |
| | | Une console avec un poisson, provenant de cette maison (au dessus de la croix sur la gravure) est visible au musée de Beauvais. |
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|   | Le premier musée |
|   | situé dans le cloître |
|   | de la cathédrale |
|   | non touché en 1940 |
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 Un évêché devenu musée | Situé au nord de la cathédrale, cet évêché construit en 1874 devint dès 1907 musée départemental. Situé dans le périmètre des bombardements, il disparut en 1940. 3e photo : En 1 l'ancienne église Ste Marguerite non touchée.
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|   | L'intérieur du musée |
|   | Vu avec la rue Ste Marguerite |
|   | les mêmes en 1940 |
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  | La salle des bois sculptés vers 1920 |
|   | des sculptures du musée |
|   | Un retable en bois du 17e siècle |
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Aujourd'hui rue Jules Ferry, la rue Ste Marguerite vers 1840. En 1 une maison et en 2 l'ancienne église Ste Marguerite toujours existantes, en 3 le café Lefebvre (index suivant). L'église, rebâtie au 16e siècle a perdu sa fonction religieuse depuis la révolution.
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| | A partir de 1855 et jusque début 20e siècle étaient installés ici les lits militaires. |
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La rue tient son nom d'un médecin beauvaisien du 17e siècle plus connu pour ses titres et ses écrits que par le modernisme de sa médecine (ennemi du progrès et grand adepte de la saignée). Au n° 19, ce magnifique fleuron du patrimoine disparu avait une grande richesse d'ornementation sculptée de ses sablières. A gauche de la maison l'extrémité de la rue St Laurent. |
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Vers le fond, après la petite rue Restaut, on entrevoit l'ancien hôtel de Châlis, avec sa porte en plein-cintre et ses fenêtres aux arcatures trilobées. Il date du 14e siècle et servit d'annexe à l'Hôtel-Dieu en face. |
| Cette maison du 16e siècle à double encorbellement avec consoles décorées de têtes grimaçantes et de statuettes porte le nom de la Tasse d'Argent. A deux pas de la maison précédente, juste après la rue St Laurent, elle donne sur la petite place St Laurent où s'aboute la rue d'Amiens. |
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| Situé au nord de la ville, juste après la zone incendiée, l'hôpital survécut au désastre de 1940. |
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